SIRIUS-C |
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SLEEPY HALLOW de Tim Burtonn
Il m'est souvent très difficile de me faire une opinion d'un film après une seule écoute, c'est pourquoi je vais occasionnellement voir un film deux puis trois fois dans le cas où il m'a plu. Au prix où est maintenant une soirée au cinéma et dans l'abondance des propositions, j'attends habituellement sa sortie en vidéocassette pour le second (ou parfois le troisième) visionnement. C'est pourquoi il ne s'agira pas ici de critique ou même d'appréciation mais plutôt d'impression globale et de sentiment après une première imprégnation en salle. Tim Burton (Batman, Edward Scissorhands) nous présente donc, dans sa vision extravagante, à la fois drôle et terrifiante, l'histoire de l'homme-sans-tête de Sleepy Hollow, d'après une adaptation libre du conte de Washington Irving. L'action se situe en 1799, créant par le fait même un parallèle avec notre fin de siècle: Un jeune inspecteur New-Yorkais,déjà contestataire du système judicière et employant des méthodes modernes, Ichabod Crane (Johnny Depp), est appelé à enquêter sur une série de décapitations survenues dans la petite ville de Sleepy-Hollow. Sur place, il est séduit par l'ensorcelante Katrina Van Tassel (Christina Ricci) et affronte le terrible cavalier sans tête (interprété savoureusement par Christopher Walker, du moins lorsqu'il a une tête.) Le roi des atmosphères gothiques, inquiétantes, sombres, surréalistes nous en mets encore plein la vue dans cette dernière production issue des légendes fantastiques alimentant les cauchemards des humains depuis la nuit des temps. Du point de vue technique, les décors somptueux, presque monochromes, rehaussés de trucages réussies (Joss Williams) auxquels s'allie une puissante musique fidèle à l'ambiance (Dany Elfman) composent une série de somptueux tableaux d'une beauté stupéfiante. Burton adore les citations, et il ne fait nul doute qu'il s'agit là d'un hommage aux vieux films d'horreurs des années 60 avec des scènes reconstituées presque entièrement en studio comme ces bois brumeux traversés par notre chevalier coupeur de tête et la présence marquante de Christopher Lee. Le récit nous transporte dans cet ensemble agréablement cauchemardesque, habillement illustré et mis en scène et nous tient en haleine du début à la fin. Un seul point négatif, il m'a semblé qu'il y avait dans le scénario un peu trop de mécanique comme si tout ce mystérieux devenait un peu trop prévisible...mais pas de quoi faire la grosse tête. creamcheese
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